Relations avec les Premières Nations et les Inuit

En tant que corps de police national, la Sûreté du Québec travaille en collaboration avec les Premières Nations et les Inuit ainsi que les corps de police autochtones afin d’assurer une réponse appropriée en matière de sécurité publique. De plus, la Sûreté poursuit ses efforts à travers diverses initiatives touchant la sécurisation culturelle et la formation de ses membres.

 

La liaison autochtone

La Sûreté possède une équipe dédiée aux relations avec les communautés autochtones pour faciliter son mandat auprès des Premières Nations et des Inuit. Forte de ses agents de liaison déployés partout dans la province, cette équipe :

  • crée et assure le maintien de liens de confiance avec les communautés autochtones et leurs organisations policières;
  • accompagne les corps de police autochtones lors de demandes d’assistances;
  • identifie les besoins des Premières Nations et des Inuit en matière de sécurité publique et offre des solutions adaptées dans un objectif de sécurisation culturelle;
  • développe et entretient des partenariats avec les organismes locaux et nationaux reconnus par les Premières Nations et les Inuit.

Déploiement de la liaison autochtone par nation desservie

Localisation des agents de liaison autochtone

01  Mohawks

02  Abénakis – Atikamekw – Hurons-Wendat

03  Inuit

04  Mi’gmaq – Malécites

05  Algonquins

06  Cris

07  Algonquins

08  Algonquins

09  Atikamekw

10  Innus

11  Innus – Naskapis

12  Innus

 

Liaison autochtone provinciale

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Services généraux dans les communautés autochtones

Desservies par la Sûreté

Onze communautés autochtones du Québec sont desservies par la Sûreté.

  • Première Nation Wolastoqiyik (Malécite) Wahsipekuk
  • La Nation Micmac de Gespeg
  • Wolf Lake (Hunter’s Point)
  • Mohawks of Kanesatake
  • Communauté anicinape de Kitcisakik
  • Algonquins of Barriere Lake
  • La Nation Innu Matimekush-Lac John
  • Les Innus de Ekuanitshit (Mingan)
  • Première Nation des Innus de Nutashkuan (Natashquan)
  • Long Point First Nation (Winneway)
  • Innus d’Unamen Shipu (La Romaine)

Ces communautés reçoivent les mêmes services que les municipalités desservies par la Sûreté.

Depuis 2012, la Sûreté encourage la création de comités de sécurité publique auprès des communautés. Ces comités permettent de consolider les liens avec les leaders des communautés et d’établir des priorités d’action en matière de sécurité publique en lien avec les besoins locaux.

Pour connaître les coordonnées des postes desservant les communautés, consultez la section NOUS JOINDRE sur le site Internet de la Sûreté.

Desservies par un corps de police autochtone

À titre de corps de police national, la Sûreté assume un rôle complémentaire auprès des corps de police autochtones, notamment en les appuyant dans les cas de crimes majeurs ou lors d’un besoin technique spécialisé.

De plus, des relations de collaboration existent entre les corps de police autochtones et les postes de la Sûreté avoisinants. Celles-ci se traduisent par un soutien mutuel dans divers dossiers opérationnels, notamment lors des collisions routières, pour la surveillance des suspects, ou dans le cas des personnes disparues ou recherchées.

Pour obtenir plus d’informations concernant les corps de police autochtones, consultez le site Internet du ministère de la Sécurité publique.

Quelques initiatives mises en œuvre par la Sûreté

Sessions d’information et de formation

La Sûreté juge important que ses membres policiers et civils comprennent la culture, l’histoire, les questions d’actualité autochtone et qu’ils y soient sensibilisés.

Pour ce faire, des formations et des sessions de sensibilisation sont offertes aux membres sur les réalités des Premières Nations et des Inuit.

  • Session d’information intégrée au programme d’accueil des recrues.
  • Formation en ligne, intitulée « Réalités des Premières Nations et des Inuit » d’une durée de 60 minutes. Elle permet de se familiariser avec les différentes nations autochtones et les Inuit et de développer une meilleure compréhension des préjugés auxquels les membres font face.
  • Formation en ligne, intitulée « Introduction aux réalités des femmes autochtones » d’une durée de 45 minutes, développée avec l’organisme autochtone MIKANA. La formation aborde les réalités spécifiques aux femmes autochtones et permet une meilleure compréhension afin de mieux intervenir ou interagir avec celles-ci.
  • Journée de sensibilisation et d’accompagnement assurée par les agents de liaison autochtone auprès des membres nouvellement affectés aux postes MRC concernés. Cette journée leur permet de se familiariser avec les réalités autochtones locales.
  • Session de sensibilisation sur les réalités autochtones du Québec présentée en collaboration avec un consultant autochtone de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT). Cette session de deux jours est offerte à plusieurs reprises durant l’année aux membres de la Sûreté, civils et policiers.

 

Équipes mixtes d’intervention – policiers et intervenants communautaires (EMIPIC)

Les EMIPIC ont pour but de favoriser une plus grande complémentarité des services offerts aux personnes autochtones et allochtones en situation de vulnérabilité, notamment en lien avec l’itinérance, la toxicomanie, l’exclusion sociale et la santé mentale. Ces équipes visent également à faciliter l’accès à des services adaptés selon les besoins. Ces types d’intervention s’avèrent complexes et présentent une multiplicité d’enjeux, tant sociaux que d’un point de vue de la sécurité publique. Elles nécessitent donc une action concertée entre les différents acteurs et réseaux interpellés.

Pour faire face à cette réalité, de nombreuses organisations policières, au Québec et ailleurs en Amérique du Nord, ont mis en place, au cours des dernières années, des équipes mobiles multidisciplinaires composées de policières, policiers et d’intervenants sociaux se consacrant aux interventions auprès des clientèles vulnérables. De nombreuses évaluations indépendantes ont démontré des résultats tangibles des équipes mixtes. Le modèle d’équipes mixtes d’intervention – policiers et intervenants communautaires de la Sûreté du Québec s’inspire donc des pratiques gagnantes. La première EMIPIC de ce type a été mise en place en 2016 dans la ville de Val-d’Or. À ce jour, on retrouve 6 EMIPIC à travers le territoire desservi par l’organisation.

Les EMIPIC regroupent des personnes des domaines policier et de la santé et des services sociaux, mais elles travaillent également en partenariat et en collaboration avec des organismes communautaires et gouvernementaux. Notons que des organismes autochtones, notamment les centres d’amitié autochtones, participent aux activités des EMIPIC, notamment par le biais des comités de mobilisation et via la fonction d’agent de liaison civil autochtone.

Le rôle d’agent de liaison civil autochtone varie selon les caractéristiques des régions où la personne est déployée. Essentiellement, il contribue à établir des liens entre l’EMIPIC et les familles, les organismes ainsi que les personnes d’influence autochtones, en plus d’être mis à contribution dans les actions de nature préventive auprès de la clientèle vulnérable autochtone.

Les interventions des membres policiers et intervenants communautaires sont basées sur la relation d’aide, l’écoute et la prévention. Elles favorisent le recours à des solutions alternatives à la judiciarisation. L’EMIPIC crée des relations de confiance, est complémentaire aux collègues sur la patrouille et a le temps pour intervenir dans des contextes plus difficiles.

 

Liste des ÉMIPIC en place touchant une population autochtone

Année de création

2016

2021

2022

2022

2022

2023

Ville

Val-d’Or

Sept-Îles

Maniwaki

Roberval

Joliette

Chibougamau

 

Rappelons que la première EMIPIC a vu le jour au poste de police communautaire mixte autochtone de Val-d’Or – Pour voir le dépliant.