Prévention

FRAUDE

La fraude est un acte criminel par lequel une personne, par supercherie, mensonge ou autre moyen, soutire à une autre personne des biens, des services ou de l’argent. Faites preuve de vigilance: si l’on vous fait une offre trop belle pour être vraie, c’est probablement le cas!

 

EXTORSION

L’extorsion est un acte criminel par lequel une personne oblige ou tente d’obliger une autre personne à accomplir un acte, en usant de menaces, d’accusations ou de violence. Ne laissez personne vous convaincre de faire quoi que ce soit qui vous met mal à l’aise. C’est vous qui en subirez  les conséquences.

 

VOL D’IDENTITÉ

Le vol d’identité désigne la collecte, la possession et le trafic de renseignements d’identité en vue de les utiliser à des fins criminelles. Le vol d’identité est une étape préliminaire à la fraude d’identité, qui se traduit par l’usage frauduleux de ces renseignements. Les informations obtenues lors d’un vol d’identité permettent aux fraudeurs d’effectuer des transactions bancaires, de faire une demande de prêt, de carte de crédit ou d’autres biens et services, de faire des achats, d’obtenir un passeport ou de toucher des prestations du gouvernement en lieu et place de leurs propriétaires.

 

Si vous êtes victime de fraude, d’extorsion ou de vol d’identité, portez plainte à la Sûreté du Québec ou à votre service de police municipal. Vous pouvez aussi signaler une fraude au Centre antifraude du Canada.

Conseils

1. Ne conservez que les pièces d’identité essentielles dans votre portefeuille. Ne gardez pas sur vous votre numéro d’assurance sociale ni votre acte de naissance.

2. Assurez-vous que tout le courrier est transféré si vous déménagez ou changez votre adresse d’envoi.

3. Déchiquetez vos documents personnels ou financiers.

4. Changez régulièrement vos mots de passe et utilisez des mots de passe complexes.

5. Ne divulguez jamais vos données personnelles et financières à une institution bancaire par courriel ou par téléphone, à moins que vous n’ayez communiqué vous-même avec celle-ci.

6. Annulez les cartes de crédit que vous n’utilisez pas.

7. Vérifiez vos relevés de compte bancaire et de carte de crédit afin de relever toute irrégularité.

Cybercriminalité

Un cybercrime est un crime dont la cible est l’ordinateur, c’est-à-dire que c’est l’ordinateur qui est « endommagé » à la suite du crime, par exemple par la destruction de données ou le vol d’information. L’ordinateur est également l’instrument d’un cybercrime, c’est-à-dire que l’ordinateur sert à commettre le crime. La Sûreté du Québec a donc mis en place plusieurs équipes spécialisées afin de contrer les crimes technologiques. Certains membres sont spécialisés en cybersurveillance, d’autres en perquisition informatique, etc. Les principaux cybercrimes pouvant faire l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec sont la fraude, l’extorsion, l’hameçonnage, le vol d’identité et la pornographie juvénile.

La Sûreté du Québec travaille de concert avec plusieurs partenaires (publics et privés) dans le domaine de la cybercriminalité tant au Québec, qu’au Canada ou à l’international. Parmi ses nombreux partenaires, on retrouve Interpol, Francopol et le FBI. La Sûreté du Québec collabore également avec le milieu universitaire et contribue à faire évoluer la recherche dans plusieurs domaines reliés à la cybercriminalité.

 

Si vous êtes victime d’un cybercrime, portez plainte à la Sûreté du Québec ou à votre service de police municipal.

 

Vous devrez fournir les renseignements suivants :

  • le pseudonyme (nickname) du suspect
  • une copie de la discussion ou du courriel
  • l’adresse courriel du suspect
  • le forum de discussion, le réseau de clavardage ou le réseau social utilisé
  • l’adresse du blogue ou du site Web
  • la photo, le texte ou la vidéo qui ont été distribués
  • tout autre renseignement pertinent.

Hameçonnage (phishing)

L’hameçonnage consiste à créer des courriels et messages textes reproduisant les envois d’entreprises, d’institutions financières et d’organismes gouvernementaux légitimes. Ces messages, envoyés à une grande quantité d’individus, ont pour objectif de tromper leurs destinataires afin de leur soutirer des renseignements personnels et financiers de nature confidentielle tels des numéros de carte de crédit, des renseignements bancaires, des numéros d’assurance sociale ainsi que des mots de passe. Une fois ces informations personnelles obtenues, ils pourront être utilisés pour usurper l’identité de la victime ou être vendus à un autre individu dans le même but.

Le détournement de domaine, ou pharming, est une autre technique employée par les fraudeurs pour obtenir des renseignements personnels. Il consiste à effectuer une opération de piratage nommée « empoisonnement DNS » afin de rediriger le trafic d’un site Internet légitime vers un site factice. En entrant l’adresse Internet d’un site dans le navigateur, les victimes croient alors accéder au site légitime. Ils accèdent cependant à une version falsifiée, qui enregistre les informations personnelles qui y sont inscrites. Les banques, les sites d’enchères en ligne tels qu’Ebay et de paiement en ligne tels que Paypal sont donc les sites les plus fréquemment falsifiés.

 

Conseils

1. Vérifiez l’orthographe : ces courriels sont souvent remplis de fautes.

2. Si vous avez des doutes, communiquez avec votre institution financière.

3. Méfiez-vous des courriels vous demandant vos renseignements personnels en ligne. Les institutions financières ne vous demanderont jamais de tels renseignements par courriel.

4. Évitez de cliquer sur des liens insérés dans un courriel.

5. Ne divulguez jamais de renseignements personnels ou financiers par courriel.

6. Vérifiez régulièrement vos relevés bancaires.

7. Assurez-vous de la présence du petit cadenas jaune dans le coin inférieur droit de votre ordinateur, pour les utilisateurs d’Internet Explorer, ou du cadenas dans la barre d’adresse , pour les utilisateurs de Firefox.

8. Vérifiez que l’adresse du site Internet débute par « https:// »

9. Assurez-vous que l’adresse du site est bel et bien celle que vous avez l’habitude d’utiliser (par exemple : http://www.desjardins.com par rapport à http://www.desjardins1.com).

Piratage informatique

Le piratage informatique peut être défini comme l’accès à un système informatique sans autorisation. Il est généralement utilisé pour accéder à des informations confidentielles ou encore pour altérer ou endommager les systèmes et les données qu’elles peuvent comporter. Les attaques pirates peuvent être dirigées vers tous les types de systèmes informatiques : ordinateurs, comptes de messagerie personnelle, serveurs de grandes compagnies ou encore infrastructures de sécurité d’un État.

Conseils

1. Protégez votre ordinateur avec un pare-feu ainsi qu’un anti-espiogiciel et faites des mises à jour régulières de votre logiciel antivirus.

2. N’ouvrez que les courriels ou messages provenant d’un destinataire en qui vous avez confiance et téléchargez seulement les fichiers Internet qui proviennent de source sûre.

3. Changez votre mot de passe régulièrement. Utilisez des mots de passe variés pour accéder aux différents sites Internet.

4. Exécutez une mise à jour ainsi qu’un nettoyage complet de votre poste informatique de façon automatique.

Programme Aîné-Avisé

Aîné-Avisé vise la sensibilisation des aînés aux diverses situations de maltraitance, de fraude et d’intimidation, par la diffusion de séances d’information riches en renseignements et adaptées aux besoins de cette clientèle. Ces séances ont pour objectif de favoriser la discussion et de susciter la réflexion à travers la présentation de vidéos portant sur des notions clés liées à la maltraitance, aux fraudes et à l’intimidation envers les aînés. La particularité des ateliers réside dans leur formule unique d’animation, qui combine le savoir d’un professionnel et l’expérience d’un aîné bénévole.

Pour en connaitre davantage sur Aîné-Avisé et ses séances d’information, cliquez sur le lien suivant qui vous mènera au site internet du programme Aîné-Avisé.

Pour organiser une rencontre avec un policier, communiquez avec la Sûreté du Québec ou votre service de police municipal. Pour trouver les coordonnées du poste de la Sûreté du Québec le plus près de chez vous, utilisez notre carte interactive.

Les policiers qui œuvrent dans votre communauté sont là pour vous protéger. Si vous avez besoin d’aide, ils établiront avec vous une stratégie d’intervention qui répondra à vos besoins.

Pornographie juvénile

La Sûreté du Québec encourage la population à agir et à signaler l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet. L’information transmise est analysée par des équipes spécialisées et les enquêtes qui en découlent conduisent à de nombreuses perquisitions ainsi qu’à des arrestations qui permettent de lutter contre cette forme particulièrement choquante de criminalité.

Au Canada, il est illégal de produire, posséder, distribuer ou consulter des images, des écrits, des vidéos ou des enregistrements sonores à caractère sexuel, montrant des enfants âgés de moins de 18 ans.

L’autoexploitation juvénile constitue également une infraction criminelle. Elle se définit comme le fait, pour une jeune personne, de créer et de transmettre ou de partager avec d’autres jeunes, par l’entremise d’Internet ou d’appareils électroniques, des photos ou des vidéos à caractère sexuel (sextos). Le terme désigne la transmission des images entre deux personnes aussi bien que sa retransmission à d’autres. Les incidents d’autoexploitation juvénile peuvent impliquer des jeunes de 12 à 17 ans, mais ce sont les jeunes de 13 à 15 ans qui semblent les plus à risque

Conseils

Pour les jeunes

1. Faites-vous respecter et respectez les autres : ne demandez pas aux autres jeunes qu’ils vous envoient des sextos et, si on vous le demande, refusez!

2. Bloquez les communications avec des gens qui vous envoient des sextos.

3. Pensez aux conséquences avant de cliquer sur « envoyer ». Rappelez-vous que vous n’aurez plus aucun contrôle sur le cheminement de l’image transférée.

4. Si vous savez que quelqu’un transfère des images explicites, parlez-en à un adulte de confiance.

5. Si vous croyez être victime de pornographie juvénile, que vous en êtes témoin ou que vous voyez des images ou des vidéos de pornographie juvénile sur le Web, repérez et conservez les éléments de preuve pertinents.

 

Pour les parents

1. N’attendez pas qu’un incident se produise pour parler à votre enfant des sextos et de leurs conséquences.

2. Assurez-vous de connaître les amis de votre enfant, en ligne et hors ligne.

3. Expliquez à votre enfant les conséquences de ses gestes et soulignez l’importance de réfléchir deux fois plutôt qu’une avant d’envoyer des fichiers. Donnez-lui des exemples qui lui permettront de comprendre les conséquences à long terme de la création et de la diffusion de matériel illicite.

4. Demandez-lui de supprimer toutes les photos intimes qu’il a reçues et de dire à l’expéditeur d’en cesser l’envoi immédiatement, car aux yeux de la loi, le destinataire est tout aussi coupable.

5. Rappelez-lui qu’une fois la photo envoyée, elle ne pourra plus être supprimée et qu’il en perdra le contrôle. Demandez-lui ce qu’il éprouverait si sa famille, ses professeurs, ou toute l’école voyaient la photo.