Actualités

L’empreinte centenaire de l’Identité judiciaire

Date de diffusion : 11 février 2026

L’année 2025 marquait le 100e anniversaire de l’Identité judiciaire au sein de la police nationale. Le Centre du patrimoine de la Sûreté du Québec offre un tour d’horizon historique de cette spécialité policière. Découvrez les jalons qui ont façonné la criminalistique d’hier à aujourd’hui et les photographies d’époque qui en témoignent.

Pour plonger dans l’histoire de l’Identité judiciaire, visitez Patrimoine de la Sûreté du Québec | L’identité judiciaire, une expertise plus que centenaire à la Sûreté du Québec

L’identité judiciaire occupe un rôle central dans la mission policière : prélever les indices matériels permettant de faire la lumière sur un crime ou une catastrophe et d’identifier les criminels, le cas échéant.

Au tournant des années 1900, l’anthropométrie judiciaire d’Alphonse Bertillon est la seule technique approuvée pour identifier les criminels. Le bertillonnage repose sur l’analyse des mensurations de ceux-ci. Cette méthode est complexe et coûteuse, ce qui la rend peu accessible aux corps de police.

Au Québec, la « police scientifique » prend son essor en 1914 grâce à la création, à Montréal, du Laboratoire de recherches médico-légales, fondé et dirigé par le docteur Wilfrid Derome, pionnier qui réussit à convaincre le gouvernement de l’importance d’un tel service. À la même époque, l’usage de la dactyloscopie, c’est-à-dire l’analyse des empreintes digitales, se répand et révolutionne les façons de faire en identité judiciaire. Dès 1924, à la Police provinciale, des discussions pour la création d’un bureau d’identification des criminels sont en cours avec le gouvernement du Québec. Le bureau ouvre finalement ses portes en 1925.

Au fil des décennies, l’expertise se développe de différentes manières : prélèvement de preuves, préservation des scènes de crime et élargissement des techniques (graphologie, dactylographie, analyse de documents, empreintes de semelles). Au sein du Bureau d’identification des criminels, les sections de l’index alphabétique, du fichier signalétique des criminels, des empreintes digitales, des scènes de crime, des armes à feu et de la photographie sont progressivement créées.

En 2002, la Sûreté du Québec adopte la numérisation des empreintes, remplaçant encre et papier. En 2004, Alexandre Beaudoin, professionnel scientifique civil de la SQ, développe la technique Oil Red O pour révéler les empreintes latentes sur papier mouillé. Sa méthode et son expertise sont reconnues mondialement.

Contribution au patrimoine de la SQ
Il est toujours possible de contribuer au patrimoine de la Sûreté du Québec en communiquant avec le Centre du patrimoine de la Sûreté du Québec (CPSQ) à l’aide de la boîte de messagerie intégrée au site.

Source des photographies : Collection patrimoniale de la Sûreté du Québec