Sécurité des commerces
Unis contre la violence envers les commerçants
La violence envers les commerçant(e)s
Cibler des commerces ou des commerçant(e)s pour imposer des règles sur un territoire est une tactique utilisée par des groupes criminels, qu’ils soient organisés ou non. Cette situation mobilise les corps de police et les organismes d’application de la loi.
Vous pourriez être victime de violence si des actions criminelles vous empêchent d’agir librement ou vous forcent à poser des gestes contre votre volonté. La violence peut prendre différentes formes :
- extorsion, intimidation ou menaces;
- décharges d’arme à feu;
- incendies criminels;
- agressions physiques;
- climat constant de peur ou d’insécurité.
Ce phénomène repose sur des stratégies et pratiques criminelles complexes que les services policiers analysent afin de mieux les contrer. Pour y parvenir, l’information est essentielle.
C’est pourquoi les services policiers du Québec partagent leurs renseignements et travaillent de concert afin d’offrir un soutien accru aux personnes et commerces victimes de violence.
Le projet UNIS, c’est quoi?
Le projet UNIS est une initiative concertée de la part de plusieurs corps de police pour lutter efficacement contre la violence faite aux commerçant(e)s.
Pour joindre les partenaires participant à cette stratégie, consultez les sites Web :
- Sûreté du Québec (SQ);
- Service de police de la Ville de Montréal (SPVM);
- Service de police de Laval (SPL);
- Service de police de l’Agglomération de Longueuil (SPAL).
Protéger. Écouter. Intervenir : Unis contre la violence envers les commerçant(e)s
L’extorsion, c’est quoi?
L’extorsion consiste à utiliser l’intimidation, les menaces ou la violence pour contraindre un commerce à fournir de l’argent, un service, des biens ou un avantage contre sa volonté. Cela peut inclure, par exemple, l’exigence de verser une taxe de « protection » – parfois appelée pizzo, cote de protection ou redevance.
À noter
- Vouloir se venger par rancœur ou récupérer une dette ne constitue pas de l’extorsion.
- Vandaliser un commerce par colère est un crime, mais ce n’est pas de l’extorsion.
- Menacer de vandaliser un commerce s’il ne paie pas une taxe de redevances, c’est de l’extorsion.
Protéger votre commerce
Certaines mesures peuvent aider à dissuader les criminels. Communiquez avec votre service de police local afin d’obtenir des conseils adaptés à votre réalité.
Sécuriser votre personnel
- Sensibiliser votre personnel à reconnaître les comportements suspects.
- Établir un plan d’urgence en cas de menaces (ex. : intimidation, agression, incendie).
Renforcer la sécurité physique de vos commerces
- Améliorer l’éclairage intérieur et extérieur.
- Installer des caméras de surveillance fonctionnelles, un système d’alarme silencieux ou des boutons panique.
Surveiller les fausses critiques en ligne
- Identifier les faux avis (ex. : profils anonymes/récents, mentions exagérées/incorrectes ou séries d’avis négatifs en peu de temps) et les signaler sur les plateformes.
- Ne jamais payer pour faire retirer les avis négatifs.
Prévenir les incendies criminels
- Utiliser des vitrines anti-intrusion et des pellicules retardant le bris.
- Laisser les façades libres d’objets qui pourraient briser les vitres ou propager l’incendie (boîtes, déchets, palettes).
- Installer des détecteurs de fumée reliés à une centrale de sécurité et un système d’extinction automatique dans les zones à risque.
Protéger les informations sensibles du commerce
- Sensibiliser le personnel à la confidentialité des informations qu’il partage.
- Changer la routine (ex. : varier les heures de dépôt).
- Limiter les informations facilitant un repérage criminel sur les réseaux sociaux et les registre publiques (ex. : Registraire des entreprises du Québec).
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Réagir en cas d’acte de violence
Vous vivez une situation difficile. Tentez de garder la tête froide pour ne pas prendre de décisions sur un coup de tête.
- Ne jamais céder au chantage.
- Ne jamais payer les sommes demandées ni interagir avec les criminels.
- Documenter les faits et signaler immédiatement tout événement suspect.
IMPORTANT : Si vous avez payé pour être protégé, vous n’avez rien fait de mal.
Pour signaler un crime en cours : composez le 9-1-1.
Pour transmettre des informations de façon anonyme : contactez la Centrale de l’information criminelle. Indiquez le plus d’éléments possible.
- Par téléphone : 1 800 659-4264
Une personne civile, agente de soutien aux activités policières, recueillera vos renseignements afin de soutenir les enquêtes policières.
Ce service est accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. - Par formulaire en ligne : remplissez le formulaire Signalement d’un crime.
Prévoyez entre 5 et 10 minutes pour le compléter. Vous pouvez joindre des photos ou documents. - Par courriel : [email protected]
Ce mode est pratique si vous souhaitez joindre des documents ou des photos, ou décrire la situation en détail à votre rythme.
Pourquoi signaler à la police?
Faire face seul à une situation de violence, d’intimidation et à des menaces, c’est un risque pour la sécurité.
Signaler une telle situation à la police, c’est :
- Obtenir un accompagnement et des conseils adaptés
- Se libérer de l’emprise des criminels
- Contribuer à la sécurité de vos proches et de votre quartier
- Augmenter les chances d’arrêter les responsables
- Aider à identifier et à traduire en justice les criminels
Besoin d’aide?
La violence peut laisser des traces psychologiques, physiques et financières. Les corps de police sont mobilisés pour vous aider. Vous n’êtes pas seul(e).
Voici d’autres ressources gratuites disponibles selon votre situation.