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Femmes fières

Date de diffusion : 8 mars 2026

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, voici deux portraits : celui de l’inspectrice-cheffe Marie-Chantale Martin, une gestionnaire pionnière dont le rire est contagieux, et celui de Mme Justine Chartrand-Courtemanche, une agente de soutien administratif qui se démarque par son écoute, sa disponibilité et sa fierté à faire rayonner ses collègues.

Marie-Chantale Martin : partager son bonheur

Celle qui entame sa 29e année de service figure parmi les rares inspectrices-cheffes de l’organisation. En 2008, elle a d’ailleurs été la première officière responsable de poste en Estrie.

« À l’époque, je ne me sentais pas pionnière. J’étais tout simplement animée par le désir de m’investir et j’étais certaine d’être à la bonne place. Mes choix ont toujours été alignés avec mes valeurs! C’est avec du recul que je vois l’impact qu’on peut avoir » partage la responsable de la Direction nationale du renseignement et de l’analyse.

« J’ai choisi d’être policière, car je voulais un métier humain et d’équipe. On travaille ensemble et on contribue aux réalisations en équipe. Un bonheur qui n’est pas partagé, ce n’est pas un bonheur! » ajoute Marie-Chantale Martin, pour qui le plaisir fait partie du travail et de la collaboration.

« Ma plus grande fierté, c’est quand les gens de mes équipes se réalisent et qu’ils sont fiers. Comme gestionnaire, c’est ce qui me nourrit : voir mes équipes se réaliser, évoluer et atteindre nos objectifs collectifs. Je suis disponible et je souhaite leur donner le soutien nécessaire pour qu’elles et qu’ils y parviennent », explique l’inspectrice-cheffe, qui gère environ 325 personnes.

Une autre fierté? Utiliser sa capacité d’influence positive pour avoir un impact sur la sécurité publique. « Mon défi actuel est que le renseignement occupe sa juste place dans l’organisation afin qu’il puisse soutenir et davantage guider les enquêtes », explique l’officière.

Faire de la place aux femmes

Pourquoi le 8 mars est-il significatif pour elle? « Ça rappelle le chemin parcouru, que les femmes ont leur place et que c’est important de poursuivre cette évolution-là. À mon embauche, nous n’étions que 8 % de femmes parmi le personnel policier et maintenant, nous sommes rendues à près de 30 % », se rappelle l’inspectrice-cheffe. « Viser l’inclusion et la mixité, ça allie nos forces pour bien servir la population et répondre aux problématiques de plus en plus complexes. C’est important que les membres soient le reflet de la société. »

Elle souligne d’ailleurs l’importance des personnes alliées qui font de la place aux femmes : « Les gens n’ont pas toujours conscience de l’impact de leurs petits gestes. Je suis très reconnaissante et privilégiée de collaborer avec autant de personnes, tant civiles que policières, et d’avoir été entourée tout au long de ma carrière de gens qui ont cru en moi et qui m’ont permis d’oser. »

Son plus beau souvenir? « L’appel qui avait confirmé mon embauche! Ça annonçait une carrière, mais aussi toute une vie. C’est ce qui est le plus mémorable, car sinon je ne serais pas ici. J’aime toujours autant mon travail », conclut Marie-Chantale Martin.

Justine Chartrand-Courtemanche : partager sa fierté

L’agente de soutien administratif au poste secondaire de la MRC de D’Autray est fière : de ses collègues, de son poste, de son travail, de sa persévérance professionnelle et de la place des femmes.

« Le milieu policier m’a toujours intéressée, mais le programme de techniques policières n’était pas pour moi. En étant en soutien aux opérations policières, j’ai trouvé chaussure à mon pied! » raconte Justine Chartrand-Courtemanche.

« À mon arrivée à la SQ en 2022, j’ai vu que c’était un travail civil hors standard; il n’y a pas de comparatif au gouvernement! Ici, un petit appel peut changer toute la journée, il y a de l’action et mes tâches sont très diversifiées » explique-t-elle avec un sourire.

« J’aime ça, je suis polyvalente. C’est super excitant et je me sens vraiment utile », poursuit celle qui se décrit comme une « petite maman » pour son poste, toujours alerte en écoutant les ondes d’une oreille bienveillante.

« J’ai beaucoup d’écoute et d’empathie. J’aime vraiment ça aider mes collègues. Les policières et policiers savent qu’elles et qu’ils peuvent toujours compter sur moi, autant que je sais que je peux compter sur eux. À Lavaltrie, on est comme une famille : on se conseille, on s’écoute et on s’entraide », ajoute-t-elle.

Mettre en valeur ses collègues

Impossible de passer sous silence la fierté qu’elle ressent pour ses collègues : « Je suis la première à être fière lorsqu’on reçoit des conclusions positives à des dossiers. Les collègues mettent tellement de temps et d’efforts, je m’assure de partager leurs réalisations à l’ensemble du poste et faire rayonner leur travail d’équipe. »

Si elle avait un message à transmettre? « J’ai attendu longtemps avant que le poste que je voulais soit disponible. Je veux que les gens sachent que c’est important de toujours croire en ce qu’on veut et de faire preuve de patience. Chaque personne mérite sa place », mentionne-t-elle.